Brazzaville, le 31 mars 2018

 

 

Les Membres du Conseil National Signataires de la Présente

AU

Camarade Pascal TSATY MABIALA, Premier Secrétaire de L’UPADS

 

Brazzaville

 

Camarade,

Pour commencer notre propos, souffrez que nous vousprésentionsun bref aperçu  de l’histoire de notre parti que nous avons vécue après le 15 Octobre 1997.

En effet, après la perte du pouvoir, vous étiez parti en  exil comme tant d’autres camarades, laissant derrière vous, beaucoup de militants qui n’avaient pas les mêmes possibilités que vous pour quitter le pays.

C’est sur ceux-là que le Président du parti s’est appuyé depuis son exil de Londres pour réorganiser le parti après les accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités signés le 29 décembre 1999 entre le pouvoir et le CNR (Conseil national de la résistance).

En novembre 1997, Maître Martin MBERI, profitant du vide causé par  l’absence des dirigeants du parti, avait tenté en vain, de le  prendre à son compte, non sans se heurter à la farouche opposition des militants et militantes de Pointe Noire où il avait choisi de lancer son opération. Il sied de vous signaler qu’à cette époque où les miliciens du pouvoir étaient ivres de leur victoire militaire, Il eut fallu des hommes, des femmes et des jeunes courageux, volontaires et surtout amoureux de leur  parti pour braver l’interdiction de parler de l’UPADS et de dominer la peur d’être arrêtés ou simplement d’être tués.

Cette histoire méritait d’être vécue par chacun de nous pour comprendre aujourd’hui le rôle et l’engagement des camarades qui ont subi des humiliations de toutes sortes que vous vous plaisez à humilier de nouveau et exclure du parti, comme bon vous semble, pour assouvir vos propres intérêts et ceux de vos amis de circonstance.

Pour combler le vide dû au départ en exil de la presque totalité des dirigeants du parti, le camarade Christophe MOUKOUEKE, alors Secrétaire général, en exil lui aussi, avait pris l’initiative de créer en novembre 2000 la CAN (Commission ad hoc nationale) dirigée par Maître Emmanuel NGONO avant que le Président ne puisse créer par Acte n°002/01 du 22 Février 2001 un Comité national de supervision du parti (CNSP) dont 47 membres furent nommés par Acte 006/01-CNCD-P présidé par le camarade Alphonse ONGAGOU DATCHOU.

 En 2002, le pouvoir organisa ses premières élections d’après-guerre. Le parti était plongé dans un dilemme : participer ou ne pas participer. Certains y participèrent d’autres non. Cette cacophonie poussa le Président ONGAGOU à démissionner de ses fonctions. C’est dans ce contexte que le Président Fondateur prit la décision de dissoudre ce CNSP avant que le camarade Paulin MAKITA, entre temps, devenu Secrétaire général par intérim, suite à la suspension du camarade MOUKOUEKE, ne  crée le CNSP 2 sur ordre du Président du Parti  par acte 004/003-CN/P présidé par le camarade Gustave ABA NGANZION.

 Puis, ce furent les sessions décentralisées du Conseil national avec son lot de divisions qui nous emmenèrent, malgré tout, au Congrès de 2006 où vous fûtes élu Secrétaire général avec comme conséquences immédiates le manque de cohésion au sein des organes dirigeants et surtout  la division du parti de Pascal LISSOUBA en trois entités : Une entité  non moins importante se détacha et organisa son propre congrès en 2009 avec les mêmes nom et  logo sur fond jaune sans que cela ne vous dérange tant.  Le CNSP 2, du moins ce qui  en resta, bien que dissout, continua son chemin.

Le 22 février 2010 Christophe MOUKOUEKE et Arsène TSATY MBOUNGOU de l’UPADS 2009 respectivement premier Vice-président et Secrétaire général de leur formation adressèrent une correspondance à l’UPADS de  2006 pour la réunification. Nous savons le désagrément que cette initiative a causé à vos ambitions. Maintenant, nous comprenons mieux pourquoi   les autres camarades décidèrent de quitter le parti prématurément.

Le 1er septembre 2010, sous le parrainage de Madame Jocelyne LISSOUBA, les deux entités signèrent la déclaration de réunification suivie de la mise en place des instances et organes de transition qui devaient préparer le Congrès unitaire du Parti.

Camarade Premier secrétaire, quand vous vous êtes rendu compte qu’on allait vers une véritable réunification du parti, vous avez déclenché un climat délétère qui nous a ramené dans une autre crise dont l’objectif était finalement celui de chasser tous les cadres du parti pour rester le seul maître à bord ; vos dernières décisions de suspendre  certains camarades s’inscrivent bien dans cette logique.

 Vous souvenez vous de votre conversation avec un journaliste de la Semaine Africaine au cours de laquelle vous avez qualifié  MOUKOUEKE, TAMBA TAMBA et ITADI de putschistes ? Vous souvenez vous de votre interview aux Dépêches de Brazzaville quand vous vous opposiez à la démarche engagée par le collectif des partis de l’opposition à travers leur déclaration du 17 août 2012 ? Vous vous souviendrez aussi de toutes vos batailles pour occuper la fonction de président du groupe parlementaire ? En conséquence, le 12 mai 2013, une sanction vous avait  été infligée par Acte n° 003-2013/UPADS /CN/BP/CVP vous excluant temporairement pour 4 mois du parti aux motifs suivants :

-             Refus d’exécuter les ordres et directives du Conseil national des Vice-présidents ;

-            Obstruction de la voie hiérarchique et de l’autorité établie ;

-            Travail fractionnel et utilisation de l’autorité à des fins personnelles ;

-            Récidive en ce qui concerne les fautes prévues à l’article 138 du Règlement intérieur

Vous n’avez pas accepté cette sanction disciplinaire. Vous avez organisé une rébellion au sein du parti jusqu’ à ce que vous ayez bénéficié des services du président  GAMASSA  qui avait annulé unilatéralement  toutes les mesures par complaisance. A ce titre, vous êtes bien placé mieux que quiconque, pour comprendre que c’est injuste de   sanctionner  d’autres camarades alors que votre mandat de Premier secrétaire est arrivé à terme depuis juin 2017 et que le parti attend avec impatience la convocation du congrès pour le renouvellement de toutes ses instances.

Le congrès unitaire extraordinaire  de juin 2013 et la place qu’avait prise l’U.PA.D.S aux côtés des autres forces de l’opposition  congolaise pour la défense de la constitution de 2002 et contre le referendum pour le changement de la constitution  avaient suscité un immense espoir dans les rangs des militants et sympathisants du parti, parce qu’il s’en  était sorti crédibiliser.

Aussi, l’UPADS devrait-il réaffirmer son ancrage à l’opposition et appuyer les initiatives des autres partis de l’opposition pour préparer l’alternance politique. Le parti devrait perfectionner son organisation et préparer ses militants au combat d’idées dont le but est de créer un rapport de force dans l’opinion qui soit favorable au progrès et  à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Malheureusement, après l’élection présidentielle au cours de laquelle  votre candidature n’a obtenu que 4% de voix, le parti traverse à nouveau une crise existentielle imputable à vos mauvaises décisions et à votre comportement énigmatique.

Votre déclaration du 7 avril 2016 avait pris de cours et bouleversé tous les militants du parti aussi bien que tous les observateurs attentifs de la vie politique de notre pays. Vous avez, tout seul, pris acte des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars 2016, alors que cela est du ressort du Conseil national, si non du Congrès lui-même, vu l’importance du sujet et de son implication sur la vie politique du pays tout entier. C’est une faute grave et même lourde que de vous substituer aux organes du parti sans en avoir reçu mandat. Vous voudrez bien comprendre une bonne fois pour toutes que quoique Premier secrétaire, vous n’êtes pas le parti, vous n’êtes  qu’un membre du parti  comme tout autre. Toutes les fonctions au sein du parti obéissent  aux Statuts et au Règlement Intérieur.

En application de la nouvelle constitution, le pouvoir vous a attribué une fonction de chef de file de l’opposition. A la quête de titres superflus vous vous êtes exécuté précipitamment sans vous referez au parti pour avoir son quitus. Cela nous amène à nous convaincre sans hésitation que ce qui vous intéresse c’est votre positionnement personnel et non le développement du parti. C’est ce que les Vice-présidents vous avaient reproché à leur temps ; nous constatons malheureusement que vous êtes resté le même, maintenant comme alors.

Camarade Premier secrétaire, vous évoluez dans l’anarchie par fautes successives et  parfois superposées. C’est votre nature.

Comment pouvez-vous former un groupe parlementaire avec un parti qui est au gouvernement et nous faire croire que vous êtes encore à l’opposition ? 

 Vous ne daignez même pas interroger le Conseil national qui est compétent en la matière aux termes de l’article 74 du Règlement Intérieur dont un tiret est ainsi libellé :

- Il (Conseil National) autorise le Premier Secrétaire du Parti et le Bureau Politique à conclure toute alliance politique avec les autres Partis politiques Partageant les mêmes idéaux que l’UPADS ».

Par ailleurs, pendant que vous fêtez nuit et jour pour ce que vos partisans ont appelé, ‘’votre élévation’’, vous avez oublié toutes les victimes du 20 octobre 2015 que vous avez poussé à l’insurrection rien finalement que pour cette élévation !!!

Sur tous les plans, votre  gestion  est suicidaire pour le parti :

1)    Sur le plan administratif

Elle  se caractérise par :

§  La mauvaise gestion des ressources humaines du parti dans la répartition des rôles tant au sein des différentes commissions de l’Assemblée nationale que  dans le choix des candidats et leur positionnement sur les listes ; le favoritisme, le clanisme, primant sur le mérite et la préséance au sein du parti ;

§  La haine,  la rancune et la mise à mort politique des militants et dirigeants exprimant un avis contraire au vôtre ou de vos proches, faussant ainsi l’expression de la démocratie au sein du parti dont l’un des fondements est l’esprit du débat;

§  La  bureaucratie en lieu et place de l’animation du parti depuis le sommet jusqu’à la base. Le Secrétariat national s’étant resserré de quelques membres  autour de vous, auxquels vous ajoutez selon votre volonté les députés précédemment élus non membres du Bureau politique, Alors qu’il compterait 30 membres élus par le Bureau politique en son sein, conformément à l’article 58 des Statuts, le Secrétariat national ainsi composé est entièrement voué à votre service ; lequel est devenu une simple chambre d’enregistrement de vos décisions personnelles. 

§  La non inscription au budget 2017 du coût de l’organisation du Congrès ordinaire qui aurait dû se tenir en juin 2017 ; ce qui prouve que cette exigence statutaire n’était pas pour vous une priorité. Vous avez même délibérément oublié que le Conseil national se réunit tous les six mois  en session ordinaire au terme de l’article 76 du Règlement Intérieur. La dernière session a eu lieu en Juillet 2016, il y a 20 mois.

§  L’abandon de la plupart des coordinations  privant ainsi les militants le droit de participer aux dernières élections;

§  Le fait de décider seul, sans en avoir reçu mandat, de la vente de l’immeuble abritant l’ancien siège, en violation flagrante des  articles 85 des statuts et 183 du règlement intérieur, caractéristique de  faute lourde et passible de graves sanctions ;

§  La non présentation au Conseil national des pièces authentifiées:

§  L’acte de vente de l’immeuble du parti ;

§  La facture des honoraires payés au notaire ;

§  Les pièces administratives relatives au titre foncier de l’ancien et du nouveau siège ;

§  L’acte d’achat du terrain de Diata, abritant le nouveau siège ;

§  Les factures avec le coût total de la construction du nouveau siège ;

§  L’acte d’achat du siège de Dolisie et le coût réel des dépenses effectuées à ce jour en dehors des 18 millions FCFA qui dormiraient à la MUCODEC de Dolisie ;

2)    Sur le plan politique

Elle se caractérise par :

§  La déliquescence du parti en matière électorale dans ses fiefs historiques ; aucun sénateur dans le  Niari et dans la Lékoumou. Somme toute, le Parti n’a obtenu  globalement que 2 sièges négociés sur un potentiel de 18 dans ses fiefs. Vous avez sciemment amoindri les chances du parti aux élections sénatoriales dans le Niari pour vous débarrasser des candidats qui vous étaient gênants et dont vous avez  juré la perte.

 

§   L’élection de :

 

-            23 conseillers seulement  contre 48 au mandat sortant dans le Niari sur un total de 131 sièges, soit 17,5%

-            6 conseillers dans la Lékoumou sur un potentiel de 72, soit 8,3% ;

-            16 conseillers dans la Bouenza sur un potentiel de  131, soit  12,2%

 

 

§  L’élection de  8 députés sur un potentiel de 37, soit 21,6% dans les Départements de la Vallée du Niari, fiefs historiques du parti dont la plus part  sont le résultat d’un deal avec le pouvoir ; les détails par Département étant : 

4 députés dans le Niari sur un potentiel de 18, soit 22,2%

2 députés dans la Lékoumou sur un potentiel de 6, soit 33,3%

2 députés dans la Bouenza sur un potentiel de 13, soit 15,3% ; nous notons que ces deux députés ont été négociés pour le compte de la Bouenza sud ;  la Bouenza nord étant totalement abandonnée.

Plus grave encore, dans l’optique de faire disparaitre l’image du Président Pascal Lissouba en faveur de la vôtre, vous avez opéré des choix machiavéliques et dangereux des candidats dans les pays de Mayoko, village du professeur Pascal Lissouba, considéré comme un  sanctuaire de notre parti habituellement imprenable, Les résultats des dernières élections législatives et locales ont conduit au désastre ci-après :

1 conseiller sur un potentiel de 16 aux élections locales  et un député racheté sur un potentiel de 4 aux élections législatives.

Dans la même obsession de nuisance, comme par hasard, c’est à Mayoko aussi que vous avez trouvé les plus grands indisciplinés du parti  que vous avez injustement sanctionné (7 sur 12) soit 60%.  Votre préoccupation actuelle étant d’apporter la preuve que même les natifs de Mayoko n’aiment plus le Professeur Pascal Lissouba. Tous les membres du parti avertis  connaissent désormais vos vices politiques dont ce qui précède en est une éloquente démonstration.

Il en est de même pour Mossendjo, capitale de la résistance en son temps, pôle réservé de l’action politique du Professeur Pascal Lissouba. Vous y avez infiltré un désordre dans la gestion des cadres du parti avec pour conséquence la perte de tous les acquis électoraux. L’UPADS sous vous est le seul grand parti national qui ne s’affirme pas dans ses fiefs où même les petits partis  qui gravitent autour du pouvoir ont obtenu des sièges qu’ils n’ont guère obtenu dans les leurs.

 Poursuivant notre analyse  sur vos graves manquements au  plan politique, nous avons noté aussi qu’elles se caractérisent entre autres par :

§  La chute dramatique de l’image du parti en tant que force conséquente et crédible de l’opposition au plan national et international,

§  L’exercice autocratique du pouvoir en violation de l’article 183 du Règlement intérieur, en  décidant en votre nom propre de quitter le FROCAD contre l’avis du Conseil national, tenu à Dolisie en Juillet 2016 et ce malgré la recommandation du Conseil pour maintenir  cette plateforme réformable en fonction des enjeux nouveaux. Vous avez là enfreint au devoir que tout membre du parti doit observer au terme de l’article 85 des statuts qui recommande de respecter les décisions collectives lorsque le débat a abouti à une prise de décision par le parti ;

§  Le refus  de présenter des listes aux élections locales et législatives dans les circonscriptions favorables au parti à cause des deals politiques misérables et inavoués pour laisser libre cours  à vos amis du pouvoir. C’est le cas des circonscriptions de Makabana, Banda, Sibiti, Lumumba 1 et Yaya pour ne citer que celles-là  et le fait de passer des alliances secrètes avec le pouvoir  (négociation en faveur de vos partisans, des postes au gouvernement, dans les bureaux du Senat, des  conseils départementaux et municipaux) ;

§  La division des dirigeants du parti par un machiavélisme prédateur pour mieux régner ; alors qu’on attendait de vous de rassembler le parti afin de le rendre fort comme vous l’exige l’article 81 du Règlement Intérieur ;

§  La pratique de la corruption des conseillers nationaux du parti comme arme pour se maintenir à la tête de celui-ci malgré votre impopularité. 

§  La tendance qui fait que  le parti ne se comporte plus comme un parti d’opposition devant la situation chaotique du pays.

Votre action est empreinte d’amateurisme ; comment pouvez-vous aborder une élection majeure comme la présidentielle avec des tares telles :

-            L’absence de projet de société lu et approuvé par les instances du parti

-            La gestion ténébreuse de la campagne par un directeur non membre du parti, d’ailleurs avec lequel vous vous êtes séparés en queue de poisson

-            La non production du rapport de campagne dont le coût réel reste nébuleux à ce jour 

 

3)    Sur  le plan matériel et financier

Elle se caractérise par :

§  Le détournement des fonds issus de la vente de l’immeuble du parti : nous n’en voulons pour preuve que, l’opacité   entretenue  jusque-là à  propos des Cinq cent millions (500 000 000) de FCFA affectés au financement des activités lucratives du parti  et la somme de cent millions (100 000 000) FCFA dont vous vous êtes délibérément servie pour financer votre campagne, en violation à la fois des Statuts,  du Règlement intérieur et du Règlement financier et comptable  du parti.

§  La surfacturation aux fins de détournement  du prix à l’achat des véhicules  de second choix acquis pour le parti à Dubai avec refus de produire les différentes factures à la Commission de contrôle et d’évaluation;

§  La fermeture du siège du parti à Pointe Noire pour cause de loyer de plusieurs mois non versé  au bailleur; idem pour le vigile qui a saisi et  emporté tous les biens meubles qui s’y trouvaient.

Pendant que vous êtes en train de bâtir un château à Dolisie alors que le pays est  en pleine récession ; dans la même ville le chantier de construction du siège est à l’arrêt depuis longtemps ;

§  La discrimination des candidats et des listes dans l’appui financier du parti apporté à ceux-ci ;

Fort de ce constat calamiteux devant conduire à la disparition du parti, un sursaut des forces vives de celui-ci s’impose, lesquelles forces considèrent que vous n’êtes plus digne et crédible pour diriger notre parti. Tous les Lissoubistes, de par le monde, partagent ce constat et s’activent pour la régénérescence de l’UPADS. 

En conséquence, appelons à la convocation immédiate du Congrès ordinaire  sans exclusive pour dire NON à la liquidation de notre parti et au saut dans l’inconnue vers lequel vous le précipitez.

En conclusion, Camarade Premier secrétaire, vous avez tout intérêt à libérer le débat sans gesticulation à l’image de vos dernières décisions qui tendraient à exclure vos contradicteurs ; décisions pour lesquelles d’ailleurs nous demandons une pure et simple  annulation de l’Acte 001-2018/UPADS/CN/BP/SN, portant suspension de certains camarades du parti.

Si vous vous obstinez à ne défendre que vos intérêts et de ceux de votre petit groupe, nous vous promettons de  défendre sans désemparer et avec fermeté les intérêts du parti  que Pascal LISSOUBA nous a tous légué. Et, comme il l’avait dit, nous citons : «  l’UPADS est le symbole de mon combat politique, le legs le plus précieux que je laisse à la démocratie congolaise que je souhaite perpétuelle. Nul n’a le droit d’entraver sa bonne marche voire d’hypothéquer son avenir », fin de citation.

Nous, signataires de la présente, considérant la libre expression garantie par les articles 86 des statuts et 168 du Règlement Intérieur, dans les limites et le  strict respect de ceux-ci, voulons restaurer  notre parti et  lutter pour lui redonner ses lettres de noblesse  galvaudées par les turbulents courants liquidationistes qui le hantent. Aussi, allons-nous interpeler la Commission nationale de contrôle et d’évaluation pour établir des responsabilités sur les faits que nous alléguons afin de tirer les conséquences d’ordre disciplinaire en faveur du parti.

U.PA.D.S : Liberté – Solidarité – Progrès

Ya ba Colère vé !

Les Conseillers nationaux du Parti

 

Copies :

-            Secrétariat National pour information

-            Commission nationale de contrôle et d’évaluation pour compétence

-            Membres du Conseil national pour information