DISCOURS DU SECRETAIRE NATIONAL CHARGE DU MONDE JUVENILE ET DE LA JEUNESSE DU PARTI, PREMIER COMMISSAIRE  DE LA COMMISSION EXECUTIVE NATIONALE DE LA JEUNESSE, A L’OCCASION DE L’INTRONISATION DES DIRIGEANTS PROVISOIRES DE LA JEUNESSE DE L’UPADS

 

 

 


Brazzaville, le 8 juin 2014 à l’Hôtel de ville
Camarade Premier Secrétaire de l’UPADS,
Camarade Président de la Commission Nationale de contrôle et d’évaluation de l’UPADS,
Camarades membres du Secrétariat National,
Camarades membres du  Comité d’honneur,
Camarades membres de la Coordination Départementale de l’UPADS de Brazzaville,
Camarades membres de la Coordination Départementale des femmes de l’UPADS de Brazzaville,
Camarades Dirigeants provisoires de la jeunesse de l’UPADS,
Chers Invités,
Camarades militantes, militants et sympathisants de la jeunesse du parti de Brazzaville,
Mesdames et messieurs,
Le Congrès Unitaire Extraordinaire tenu du 07 au 10 juin 2013 à Brazzaville a permis à notre parti de taire les querelles byzantines qui faisaient courir à l’UPADS le risque de perdre  son assise politique et son attraction.
La réussite de cette grande messe a balisé la voie du succès pour notre parti dont le retour au pouvoir par les urnes est vivement attendu par les congolais et le plus tôt serait le mieux, car  lassés par la gestion clanique et désastreuse du pays par le pouvoir actuel.
 Chers camarades jeunes,
L’exigence du Congrès de mettre à contribution la jeunesse dans la gestion quotidienne  du parti n’est plus à ce jour un fait factice et fictif et pour s’en convaincre, il suffit de nous référer au motif de notre rassemblement en ces lieux.
La Direction politique du parti ne ménage aucun effort pour que la tâche de structuration des couches spécifiques du parti soit exécutée sans écueil d’autant plus que la reconquête du pouvoir est à ce prix.
Vous conviendrez donc avec moi que sans une jeunesse organisée, responsable, engagée et mobilisée, l’UPADS ne saurait parvenir à ses aspirations légitimes. C’est le souci primordial du  Premier Secrétaire du parti, le Camarade Pascal TSATY-MABIALA.
Chers camarades jeunes,
La forte mobilisation de ce jour pour laquelle je vous adresse mes vives et chaleureuses félicitations, prouve que vous êtes conscients des missions qui vous sont assignées afin d’atteindre notre point culminant qui n’est autre que la création de l’organisation politique de la jeunesse de l’UPADS à la suite de son Congrès constitutif prévu à la fin de cette année 2014.
C’est pourquoi, au demeurant, vous avez amorcé une action d’envergure portant sur la structuration provisoire de vos structures intermédiaires et de base sur l’ensemble du territoire national en général, et à Brazzaville en particulier.
A vous tous Commissaires Nationaux, Départementaux et Fédéraux, sans oublier ceux des Sections et des Sous-sections y compris les membres de la  Cellule d’évaluation de la jeunesse et de la Cellule chargée des questions spécifiques de la jeune fille de l’UPADS, je vous invite à mesurer la responsabilité qui vous incombe désormais dans l’animation de notre jeunesse.
Par ailleurs, la vie politique de la jeunesse du parti se déroule à l’intérieur des organes prévus à cet effet. Tout débat en notre sein doit être libre et démocratique mais ne doit pas être la cause d’une quelconque compromission. Je vous exhorte sérieusement à la discipline car la nouvelle jeunesse de l’UPADS devra rompre avec la culture de l’intox, de la division, des complots, du tribalisme et des conspirations.
Vous devez être bien évidement des bons encadreurs, des leaders, des rassembleurs, mais aussi des militants à l’éthique politique irréprochable.
Notre souci est de redonner de l’espoir à nos amis jeunes désemparés par le  chômage, contraints à la précarité et humiliés par ce pouvoir qui ne leur offre que l’illusion et les réduit à du bétail électoral.


Camarades Dirigeants du Parti,
Camarades Jeunes,
Chers invités,
Mesdames, Messieurs,
Au moment où nous procédons à l’intronisation des dirigeants provisoires de notre jeunesse, l’occasion nous échoit de rappeler le contexte international et national dans lequel prospère la jeunesse.
Si les jeunes des pays occidentaux bénéficient des conditions socio-économiques dignes, il est regrettable cependant de relever leur propension au suicide, la consommation des substances toxiques et le risque inutile qu’ils prennent en participant au djihad dans les pays arabo-musulmans en proie à des insurrections militaires et/ou populaires, devenant ainsi des propagandistes d’un islam désert et barbare.
 Au niveau continental, nous témoignons notre soutien indéfectible au mouvement ‘’Bring Back Our Girls’’  pour condamner avec la dernière énergie l’enlèvement de deux cents (200) jeunes lycéennes nigérianes par la secte islamique Boko haram et espérons les voir libres dans les jours à venir puisque  le droit à l’éducation n’exclut nullement les filles. L’union Africaine et les autres organisations internationales et/ou régionales devraient apporter leur soutien à l’Etat nigérian pour que cessent ces pratiques et que plus aucune femme ne soit touchée dans son intégrité physique et morale dans ce pays comme dans d’autres où règnent le fondamentalisme  religieux.
Au plan national, la situation de la jeunesse est plus que délétère. A certains égards elle frise le chaos. Les jeunes sont aujourd’hui exposés aux antivaleurs que les pouvoirs publics sont incapables de contenir. L’accès à l’éducation de qualité demeure encore une utopie, le chômage endémique n’augure aucunement des lendemains meilleurs. La violence, l’exploitation sexuelle, l’analphabétisme, l’extrême pauvreté et les grossesses précoces sont des maux qui affectent particulièrement les jeunes filles et les jeunes femmes.
Le Gouvernement de la République s’illustre dans la démagogie et les promesses non tenues depuis la campagne présidentielle de 2002 au cours de laquelle il leur a été promis la création de 40.000 emplois. A ce jour aucune mesure concrète en faveur des jeunes n’a été prise pour assurer leur accès au monde du travail malgré les qualités des uns et des autres.
Chers camarades jeunes,
Malgré le rappel au bon sens et à la retenue lancée par les observateurs de la vie politique nationale, le débat on ne peut plus oiseux sur  la révision ou le changement de la constitution, dont les initiateurs ne sont autres que les dignitaires du pouvoir, continue de défrayer la chronique.
Ce débat qui pourtant s’était déjà tenu avant le référendum constitutionnel de 2002 ayant permis au peuple congolais dans sa majorité écrasante d’adopter le texte fondamental actuel, ne peut se justifier maintenant alors même que le Congo se prépare à l’alternance démocratique en 2016. Ce qui assurément devrait  prouver au reste du monde sa marche irréversible vers la consolidation de la culture démocratique.
Au lieu  de présenter au peuple congolais leur bilan des 32 ans de gestion publique, le PCT et ses alliés veulent, une fois de plus, nous conduire dans une voie sans issue, celle qui consiste à changer la constitution du 20 janvier 2002.
Il est bien clair que le PCT et ses alliés, dans leur fuite en avant, n’ont pour ambitions que de pérenniser leurs privilèges et n’ont aucun souci pour la République qu’ils veulent changer et dont brusquement ils deviennent le chantre.
Comme vous le savez, en 54 ans d’indépendance notre pays a connu 13 constitutions qui ont donné naissance à plusieurs types de régimes politiques dont pour l’essentiel le régime présidentiel mono partisan qui a été le plus longtemps expérimenté et le régime semi présidentiel généré par la Constitution de 1992. 
Quel type de régime politique le pouvoir veut-il nous imposer alors que l’actuel nous garanti la paix, la stabilité et le développement ?
A la vérité, depuis le retour au pouvoir par les armes, le régime actuel et ses collabos n’ont cessé de montrer leur hostilité à l’alternance démocratique. Les faits ci-dessous mentionnés ne portent pas un démenti :
- la période de transition décidée arbitrairement par les vainqueurs de la guerre du 5 juin 1997 a duré cinq (5) ans au lieu de deux (2) comme initialement prévus ;
- les élections organisées depuis 2002 souffrent encore de graves lacunes compromettant ainsi la légitimité des institutions qui en sont issues ;
- les réticences et les obstructions que révèle le pouvoir actuel à mettre en œuvre les conclusions de la Concertation politique de Dolisie ;
- le refus du pouvoir PCT et alliés d’examiner au cas par cas les résultats du Recensement Administratif Spécial avant leur publication et de reprendre ledit recensement dans les localités où les cas de flagrance se sont révélés incontestables alors même que l’Union Européenne et l’Organisation Internationale de la Francophonie ont décrié des irrégularités incommensurables décrédibilisant le corps électoral obtenu dans lesdites localités ;
- la simple appellation de Commission Electorale Indépendante est source d’hystérie pour les ténors du pouvoir.
Chers camarades Jeunes,
En toute responsabilité, dites-moi :
1. Est-ce la constitution du 20 janvier 2002 qui empêche au Gouvernement :
 - d’appliquer l’article 48 qui impose aux hauts fonctionnaires de l’Etat de déclarer leurs biens avant et après leur prise de fonction ?
 - d’améliorer les conditions d’existences des étudiants dans les campus universitaires et les conditions d’apprentissage de nos frères et sœurs dans le cycle primaire et secondaire ?
 - de décentraliser l’université Marien Ngouabi ?
 - d’améliorer les conditions de travail des enseignants et de leur offrir un statut socioprofessionnel plus valorisant malgré les deux (2) ans consacrés à l’Education par le Gouvernement ?
 - de créer les 40.000 jeunes emplois promis par le Président de la République en 2002 ?
 - d’offrir aux jeunes une véritable protection sociale qui a pour conséquences l’augmentation du nombre d’enfants abandonnés dits « enfants de la rue ? »
 - d’instituer une Commission Electorale Indépendante pour garantir des élections libres et crédibles dans notre pays comme c’est le cas au Ghana, Benin, Mali, RDC pour ne citer que ces pays ?
 - d’améliorer l’offre de santé et l’accès à l’eau potable et à l’électricité ?
 - d’offrir un meilleur cadre environnemental ?
2. La constitution du 20 janvier 2002 est-elle responsable de la mauvaise qualité de l’éducation, de la formation et du chômage des jeunes ?
3. Est-elle aussi responsable des demi-terrains dans le transport à Brazzaville ?
4. La redistribution inéquitable du revenu national, la gestion monarchique et clanique de l’Etat sont-elles imputables à la constitution ?
Vous conviendrez avec moi, camarades jeunes, que le problème est ailleurs. Il s’agit simplement et clairement d’une volonté manifeste de maintenir au pouvoir le Président de la République qui est en voie d’épuiser ses deux (2) mandats pour pérenniser les privilèges de ses collabos.
Camarades militantes, militants et sympathisants de l’UPADS ;
Chers invités ;
Mesdames, Messieurs
Cette ambition illégitime et égoïste que caressent le PCT et ses collabos est à l’encontre, comme vous le savez, des objectifs et des principes de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance adoptée par notre pays lors de la huitième session ordinaire de la conférence des Présidents tenue le 30 janvier 2007 à ADDIS ABEBA en Ethiopie.
A titre d’illustration, l’article 2 alinéas 1 et 2 dispose que la Charte a, entre autres objectifs de :
1.  Promouvoir l’adhésion de chaque Etat partie aux valeurs et principes universels de la démocratie et le respect des droits de l’homme ;
2. Promouvoir et renforcer l’adhésion au principe de l’Etat de droit fondé sur le respect et la suprématie de la constitution et de l’ordre constitutionnel dans l’organisation politique des Etats parties.
Voilà pourquoi l’article 23 alinéa  5 du même texte interdit sans ambages : «  tout amendement ou toute révision de constitution ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique ».
Ainsi, la référence à l’occultisme et aux discours sarcastiques des vrais faux sages qui ne sont en réalité que les usurpateurs de nos nobles traditions et coutumes, usant des stratagèmes pour assouvir leurs besoins personnels, n’honore pas la jeunesse et par delà, le peuple congolais.
Nous en appelons à la lucidité du Président de la République et lui demandons très respectueusement de ne point écouter les discours de ces prédateurs sournois et potentiellement dangereux pour garantir à la jeunesse et au peuple congolais tout entier, la démocratie, la paix, la stabilité, la cohésion et l’unité auxquelles ils aspirent.
Enfin, pour clore ce chapitre indécent, nous demandons humblement au PCT et à ses alliés de conduire le peuple congolais vers des horizons plus sereins et harmonieux et de tirer les conséquences de leur démarche politique. John MAYOR, ancien Premier Ministre de la Grande Bretagne n’avait-il pas en son temps eu le courage de confesser, je cite : « lorsque les rideaux se baissent, il faut savoir quitter la scène » ?
Au regard de tout ce qui précède, la Jeunesse de l’UPADS, en toute responsabilité, dit NON au changement de la constitution du 20 janvier 2002.
J’invite la Jeunesse à la vigilance, à ne pas céder à l’instrumentalisation, à la compromission humiliante que vous imposent les barrons de ce pouvoir qui détournent les deniers publics pour en donner les miettes à ceux qui sont dépourvus de vision et qui les brûlent d’un trait dans les bouibouis et les bistrots de la place et de vous saisir de tous les instruments juridiques et constitutionnels pour barrer la route à la pérennisation de la mauvaise gouvernance, de l’enrichissement illicite ainsi qu’à la paupérisation du peuple.
  Vive le Professeur Pascal LISSOUBA,
  Vive la Direction Politique de l’UPADS avec sa locomotive, le camarade Pascal TSATY-MABIALA,
  Vive la Jeunesse.
« Le LISSOUBISME notre idéal, l’UPADS notre Identité et la Jeunesse la solution pour l’alternance démocratique »
UPADS « ya ba colère vé »
Je vous remercie !